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L'expédition Cerro Rabón 2008

Journal de bord (logbook) par les participants:

Catherine, Cyann, Damien, François, Gilles, Guillaume, Jean-Marc, Karine, Laurent, Lilou, Philippe et Sybille.

Les participants posent devant la rat house L'équipe devant la "Rathouse" aka "El Campo"

Jeudi 20 février 2008

Cette fois c'est parti!

Après les préparatifs longs et fastidieux, le groupe s'est retrouvé à Genève aéroport avec une tonne de bagages. On a commencé par aménager un peu en transférant du poids dans les bagages de cabine les moins lourds puis on s'est présente au check-in en croisant les doigts. Ouf! C'est passé sans réclamation et nous sommes alles savourer nos premières bières de l'expé histoire de décompresser un peu.

Jean-Marc et Laurent déguste leurs premières bières mexicaines Les deux G.O. étanchent leur soif de bières mexicaines

jeudi 21 février 2008

Après un voyage nocturne sans histoire pendant lequel nous avons aperçu l'éclipse de lune nous sommes arrivés à l'aéroport de Mexico. Il est 5h50 du matin. C'est là que les choses vont se corser car il va falloir passer la douane avec tout le matériel, les 17kg de fromage et les 16kg de chocolat... Un chien douanier vient renifler Laurent et ses bagages, mais sans conviction et ça passe. Vient ensuite le test du feu rouge ou vert et chacun à tour de rôle appuie sur LE bouton. si c'est rouge ce sera la fouille. Nous réussissons un sans faute, 4 fois vert!

Nous sortons rapidement et ... zut, on a embarqué un sac de quelqu'un d'autre, celui de François est resté de l'autre côté de la douane. Il refait un tour complet et tout rentre dans l'ordre. Nous changeons ensuite de l'argent et sautons dans un taxi pour aller au terminal de bus TAPO où nous devons retrouver les français. A 8h nous sommes sur place, avec 2h d'avance sur le programme. Un peu plus tard on voit un porteur avec des sacs spéléo, et c'est Guillaume qui l'accompagne. Vicente est reparti à l'aéroport nous chercher... on finit par le joindre sur son natel et il revient au TAPO. Catherine et les autres arriveront plus tard.

Laurent et Jean-Marc doivent prendre un bus à 9h30 pour aller vers Teotitlan puis Huautla. Le temps de préparer les sacs (on laisse une partie aux autres pour le transport par âne) et il est l'heure. Nous roulons maintenant vers Teototitlan del Camiño (env. 5h de bus) et les autres partent à 11h35 pour 7h de trajet vers Tuxtepec.

Au fur et à mesure que nous approchons des montagnes, les virolets se font plus nombreux et le teint de Laurent plus cireux. Une fois le jaune verdâtre atteint, Laurent a dû faire arrêter le bus... Nous décidons de rester à Teotitlan pour la nuit histoire de récupérer un peu.

Nous passons encore du temps pour des tests de connexion, qui ne sont pas simples, Jean-Marc doit même remettre les paramètres d'usine à son Natel, ce qui lui fait particulièrement plaisir...

Vendredi 22 février 2008

Lever à 4h30 pour prendre le bus de Huautla, puis une camioneta nous amène vers 10h à Tenango. Le trajet dure 1h15 grâce à la nouvelle route en béton. Il y a même des panneaux de signalisation et une ligne blanche au milieu.

Le Presidente Municipal étant absent, nous voyons tout de suite sont remplaçant, qui commence par refuser toute autorisation, mais vu notre insistance, propose de discuter avec le "syndico". Nous revenons donc une heure plus tard après nous être restaurés un peu. Là, nous entrons dans le bureau du "syndico" avec le suppléant du presidente. Ils nous posent plein de questions pour savoir en quoi nos activités peuvent profiter á la population. Ils veulent aussi s'assurer que nous ne venons pas voler les richesses archéologiques de la région. Après avoir écouté nos explications ils nous donnent une autorisation que nous devrons aller présenter à l'Agente municipal de San Martin.

La camioneta La camioneta

Nous quittons Tenango vers 13h en camioneta. Cette fois, la route nous amène encore plus près d'Altamira (à env. 30 min). En 2 heures seulement, nous atteignons le Rathouse !

Une petite pause pour monter la tente et planquer nos sacs, et nous repartons vers San Martin pour voir l'Agente. C'est là que les problèmes commencent, nous essuyons un refus catégorique de faire de la spéléo, malgré nos autorisations. Nous avons droit à une longue explication de sa part comme quoi ils sont pauvres, que nous ne leur laissons rien, que nous volons ce qu'il y a dans les grottes, que nous sommes des profiteurs, que ça pourrait être dangereux de rester, etc...

Nous préférons ne rien répondre pour le moment, (sauf concernant les vols), sa radio avec Tenango ne fonctionnant pas, nous convenons d'un rendez-vous demain entre 11h et 13h.

Nous allons ensuite chez Anselmo, nous parlons bien sûr de ce refus. Il n'a pas l'air surpris, ni inquiet. Il a un peu préparé le terrain avec d'autres, et propose que nous achetions un terrain pour l'école (10'000 Pesos), ce qui est dans nos possibilités financières.

Encore quelques tests de communication, et ça passe très mal, surtout avec le Natel à Jean-Marc, qui veut même le jeter au retour.

samedi 23 février février 2008

après une nuit agitée car les vaches s'intéressaient à notre tente (il y en a même une qui s'est prise une baffe) nous nous levons tôt pour nettoyer et préparer le camp. Jean-Marc se fait même une cloque en balayant... Vers midi, les premières mules arrivent. Ensuite, nous allons à nouveau trouver l'Agente qui persiste à dire que nous devons partir seulement parce qu'il pense recevoir des réclamations des autres habitants. On convient de revenir lundi car il aura pu parler aux autorités de Tenango. Le reste de l'équipe arrive gentiment et le soir tout le monde est au camp. Nous avons eu le temps (Laurent et Jean-Marc) de préparer une barrière anti-vache autour de la tente. Effectivement, la nuit se passe bien pour nous... Les autres, par contre, ont eu quelques soucis. François a du se lever, Gilles a improvisé une barrière au milieu de la nuit.

En revenant du village nous voyons notre premier serpent puis un deuxième près du camp.

dimanche 24 février 2008

Il fait toujours beau et chaud. Les problèmes d'eau vont se faire sentir. On commence donc par aller chercher de l'eau à la source derrière le camp. Il y avait des gens qui travaillaient dans la milpa (champ) et nous leur demandons l'autorisation de prendre de l'eau. L'homme ne comprend pas l'espagnol et sa femme arrive. Elle est agressive et nous répond que c'est non et que nous devons aller à San Martin en chercher. On finit cependant par pouvoir en prendre moyennant quelques pesos que l'homme accepte volontiers.

Tout en préparant le camp, nous recevons la visite de Marie et sa fille (épouse de Federico) qui possèdent les terres où passent les chemins pour aller aux grottes. Un peu plus tard, c'est Lazaro et famille qui viennent nous faire une petite visite. Tous sont très sympas et accueillants (ça nous change agréablement de l'Agente...

Une première sortie en forêt juste en dessus du camp nous permet de découvrir une entrée très intéressante à 15 min. du camp.

Anselmo amène les derniers sacs de matériel. Nous lui achetons une table pour le camp et allons chercher de l'eau chez lui cette fois. Le soir, nous mangeons la fondue apportée par Laurent. Délicieux!

lundi 25 février 2008

Lever vers 7h, il fait toujours aussi beau. Une équipe ira faire le chemin jusqu'à Hard Rock et une autre restera au camp et ira voir une fois de plus l'Agente (Karine, Catherine et les enfants). Sur le chemin du Kijahe, plusieurs surprises nous attendent. Tout d'abord, une nouvelle milpa entre le camp et le caña bar nous égare un moment. Ensuite, la clairière avant la montée du Kijahe n'est plus entretenue et nous devons beaucoup tailler pour passer. Nous entrons dans la forêt bien avant le coin de la clairière et essayons de rejoindre l'ancien chemin en montant en diagonale.

C'est raté! Le sommet est atteint avant de l'avoir rejoint. Le nouveau tracé est plus agréable que l'ancien que nous rejoignons 50m plus loin. Peu après nous arrivons à Hard Rock et cherchons l'entrée de Flying Begonia. C'est en la cherchant que Jean-Marc découvre un superbe puits duquel s'échappe un bruit d'eau. Il y a un colibri qui vient lui rendre une petite visite, le nom de la cavité est vite trouvé: la ??

Guillaume et Gilles munis d'un vieux bout de corde d'une soixantaine de mètres récupéré dans la petite grotte près de Hard Rock tentent d'équiper le puits estimé à quatre vingt mètres ! Pendu en bout de la corde Gilles aperçoit le fond du superbe puits tubulaire de vingt mètres de diamètre. Une lucarne de vingt mètres de haut semble être l'entrée d'une galerie fossile.

De retour au camp, nous retrouvons les vaches en train de s'occuper de nos affaires. Tout est sens-dessus-dessous, le savon est mangé, l'eau renversée, etc.

Peu après, Catherine et son équipe reviennent, ils ont été convoqués chez l'Agente, Comme prévu, il a réussi a obtenir une lettre de Tenango nous demandons de partir... Il reste un petit espoir car demain le Presidente en personne doit venir à San Martin et nous allons essayer de le voir.

Le soir nous trouvons une gardienne pour le stock de chocolat. Il s'agit d'une magnifique tarentule logeant juste derrière le choc dans un tas de bois.

mardi 26 février 2008

Il fait toujours beau et nous allons nous poster vers 8h sur le chemin pour voir arriver le Presidente. Deux heures plus tard, toujours rien! Nous allons donc à San Martin pour 11h (Catherine, Laurent et Jean-Marc). La réunion prévue à 9h n'a pas encore commencé. Nous attendons longtemps et soudain, le Presidente arrive avec l'Agente. Il nous salue aimablement et demande pourquoi nous ne sommes pas en train d'explorer les grottes puis s'en va rapidement à la réunion sur la place du village; comme quoi l'info n'a pas l'air de passer chez les Mazatecs. Nous attendons un moment puis rentrons au camp avec la ferme intention d'intercepter le Presidente à la fin de la réunion. Lorsque nous revenons au village, tout le monde est parti y compris le Presidente... Il est passé par le chemin de Las Ruinas. Anselmo nous intercepte et organise une petite séance avec les profs, histoire de leur parler du projet d'achat de terrain pour l'école et leur demander leur soutien auprès de l'Agente!

te. Les p Peu de temps après, l'ori ronronne et l'Agente nous convoque, sans les profs, et nous commençons à parler de spéléo, de montrer le rapport d'expédition, de leur expliquer où part leur eau, etc... Le ton est très différent des autres rencontres, et nous arrivons à la conclusion que nous pourrions trouver un terrain d'entente. Mardi prochain, il y aura une réunion de la population, et ils parleront de l'achat du terrain. Nous savons qu'il y a des oppositions, mais cela nous donne un sursis d'une semaine. Seul point négatif, Il nous demande de venir nous installer à l'Agencia, au centre du village, ce qui ne nous convient pas, mais ce n'est pas le moment de s'y opposer trop fort.

L'autre équipe composée de François, Gilles et Guillaume va explorer le Colibri. François rentre à la nuit tombé au camp. Il est tout content d'être descendu jusqu'à une lucarne vers -60m. Il y a fait de l'explo et de bonnes photos. Les autres arrivent deux heures plus tard. Après, des pendules audacieux de Guillaume pour équiper le gouffre hors de la trajectoire des chutes de pierre, ils ont exploré le fond du puits de cent dix mètres. Malheureusement, il est encombre de blocs et débris végétaux. Gilles découvre une lucarne avec bon courant d'air qui se jette dans un puits de quinze mètres. La suite ! Un couloir descendant se termine par un boyau très étroit, il ne reste plus qu'une escalade a tenter. La nuit, il pleut un peu. Pas de quoi remplir toutes nos réserves.

Mercredi 27 février 2008

Il fait beau. Deux équipes iront faire de l'explo. Tout d'abord Catherine Sybille et Karine iront continuer le Colibri. Ensuite, Laurent et Jean-Marc iront enfin continuer Flying Begonias. Cela fait maintenant 3 ans qu'ils attendaient ça.

Munis de 200m de corde, d'un matériel photo, topo et d'un enregistreur ils descendent jusqu'au terminus 2005. Après quelques puits, un choix entre puits fossile et méandre avec un peu d'eau se présente. Ce sera le fossile. Quelques puits plus bas ils butent sur un passage ventilé mais trop étroit. C'est la queute! Le retour se fait en déséquipant. Les kits sont lourds pour remonter. Dehors il commence à pleuvoir et ils arrivent au camp vers 23h. Le groupe des filles est ressorti un peu plus tôt après avoir terminé et déséquipé le Colibri.

Jeudi 28 février 2008

Il fait frais et couvert. C'est l'anniversaire de Guillaume. Il part avec Gilles et François prospecter 3 grandes dolines situées au-delà du Kijahe. Les autres se reposent au camp histoire d'essayer de régler les problèmes de communication et autres. L'équipe de prospection revient à la tombée de la nuit. Guides par les GPS, ils se glissent entre les défenses végétales de la foret primaire. Après neuf cent mètres sur les crêtes, pauvres en entrées de gouffres, ils atteignent une des dolines. Elle est aussi grande que le laissaient, supposer les photos aériennes. Le fond assez boueux semble colmate, pourtant devant un chaos de blocs des plantes sont agites par un courant d'air aspirant prometteur. Gilles s'insinue dans une étroiture, descend un P8 et s'arrête en haut d'un P10 , il y faudra revenir...

Le soir, on fête un peu avec des crêpes à l'ananas flambées à la caña locale.

Vendredi 29 février 2008

Il fait grand beau! On va enfin pouvoir charger nos accus avec le chargeur solaire. Catherine (surmotivée par trois années d'espérance) et Gilles (plus dubitatif) partent tôt pour aller à Hard Rock.

Ils doivent équiper les puits d'entrée et ensuite continuer l'explo à -473m. Laurent et Jean-Marc vont continuer le chemin dans la forêt commencé la veille par Guillaume Gilles et François et essayer d'arriver jusqu'à la doline 2. Ils y arrivent en fin de journée déshydratés et avec une faim de loup. Ce n'était pas une bonne idée de laisser le pique-nique à la doline 1... Nous avons également testé le repérage en forêt grâce au GPS (à François). C'est très efficace une fois que l'on sait s'en servir... Sur le parcours, trois cavités sont repérées. Retour au camp vers 20h. Sur le chemin du retour, Laurent trouve tous les moyens pour parfaire sa superbe collection de plaies et bosses en tous genre... Il faut dire que les pierres sont particulièrement glissantes.

Catherine et Gilles reviennent à 5h du matin Après le terminus 2005, ils ont d'abord fait une tentative dans le réseau actif.

Cinq mètres d'étroitures aquatiques ont vite raison de la motivation de Gilles. Le doute métaphysique s'installe. "Que fais je loin de ma maison, dans ce boyau abominable ?" Cathy guidée par une foi inébranlable, remet le sceptique sur le droit chemin de la première. Par ici le fossile, le P100 c'est juste après ! Six spits, une déviation et un "nat" plus tard et les voila au bas d'un superbe puits de 10 m de diamètre. Un méandre actif un brin étroit se jette en haut d' un volume important. Salle, galerie? Un a pic de cinquante mètres est sonde. Pourtant, Cathy et Gilles choisissent de descendre par un puits fossile plus facile d'accès de 30 m qui part aussi au bas du P100. Après avoir posé leurs 200m de corde, ils s'arrêtent au bas d'un nouveau puits de 15 m, dans une galerie fossile 0! De l'autre cote d'un puits (borgne ?) un beau méandre semble partir vers le grand vide apperçu. Arrêt à moins 620 environ.

Samedi 1er mars 2008

Le temps est couvert le matin et passe au beau un peu plus tard. Une équipe (Karine, Laurent, Guillaume, Sybille, François et Jean-Marc) va à Flying Begonias continuer l'explo, rééquiper et faire des photos. L'équipe de pointe rejoint rapidement le méandre à explorer. Après deux points topo, le crayon rend l'âme et nous devons continuer sans topo.

Le méandre est très long et étroit, il accroche partout. Nous arrivons sur un ressaut que Guillaume équipe avec des amarrages naturels et un coinceur. Ce dernier lâche une fois qu'il est sur la corde et Guillaume reçoit un caillou sur l'arcade en dessous de l'oeil. Il a une bonne balafre mais ce n'est pas trop grave. On continue encore sur une centaine de mètres jusqu'à un passage trop étroit. C'est à nouveau une queute. Au retour, Karine se coince un petit moment dans une étroiture mais Jean-Marc la tire par un bras "façon kit-bag" et elle passe.

Nous ressortons en déséquipant jusqu'au P60 où Guillaume trouve une suite au niveau de la lucarne. Ce sera pour une prochaine fois. De retour au camp il faut s'occuper de la balafre à Guillaume, il faudra recoudre.

Avant de bricoler par nous même, nous envoyons Gilles et Jean-Marc au village pour essayer de trouver le médecin ou une des infirmière. A 10h du soir tout le monde dort mais nous finissons par trouver Magali, l'infirmière. Elle se rend à la clinique où Guillaume la rejoint peu après. Elle coud deux points de sutture et tout le monde rentre se coucher.

Dimanche 2 mars 2008

Il fait beau, tout le monde a besoin de repos et nous restons au camp. L'après-midi, nous allons montrer la forêt en dessus du camp aux enfants tout en cherchant des grottes. On ne sait jamais... Guillaume en profite pour explorer un petit puits. Nous en profitons également pour aller au village charger les accus et faire quelques achats en évitant au mieux les "borrachos" du dimanche qui essayent de se faire payer à boire par les 'gringos'. En fin de journée Guillaume va contrôler ses points de suture à la clinique et doit en ajouter un.

Lundi 3 mars 2008

Il y a des raffales de vent, il fait beau et chaud le matin. Deux équipes partent faire de l'explo. François, Gilles et Sybille vont à la doline 1 continuer les recherches. Gilles et Sybille vont explorer le P10.La perte au fond de dol1 est explorée jusqu'à -35 m. Le point bas se situe dans une trémie d'où monte un fort courant d'air.En déplaçant quelques blocs, il serait possible de descendre de trois ou quatre mètres, mais gare aux éboulements. Dommage car cette perte constitue probablement la tête d'un réseau important. François trouve une autre entrée qui sera explorée par Gilles et Sybille. Ils s'arrêtent au sommet d'un P30. Le trou est nommé 'Trou du Duc' en hommage aux chasseurs... En redescendant au camp ils aperçoivent deux magnifiques tarentules au milieu du chemin!

Trou du Duc - Entrée Trou du Duc - Entrée

Catherine, Laurent Jean-Marc vont à Flying Begonias explorer la suite de la lucarne du P60. Nous emportons l'ancienne corde du P60 et quelques autres de petits taille. Nous trouvons une suite de petits puits de 10 - 20m. Il y a un peu d'eau, en cas de crue le passage doit être impraticable.

Une fois la dernière corde posée, nous arrivons dans un méandre avec un très bon courant d'air. Nous nous arrêtons sur un nouveau puits d'une vingtaine de mètres. En tout, nous topographions 38 points topo et estimons être descendu de 80m. En ressortant, nous améliorons l'équipement du P60 en ajoutant un spit au fractionnement. Nous arrivons au camp vers 23h30.

Mardi 4 mars 2008

Il a plu pendant la nuit et la matinée est couverte et fraîche. Sybille, Karine et Guillaume vont explorer le trou du Duc. François et Gilles restent au camp avec les enfants et Catherine, Jean-Marc et Laurent vont au village. C'est aujourd'hui que les Mazateques ont leur réunion où ils devraient parler du projet pour l'école et de notre séjour chez eux...

Nous attendons plusieurs heures, soit chez Anselmo soit dans les diverses tiendas, puis vers 14h30 les gens se dirigent vers l'école secondaire (telesecundaria). Sur le chemin, l'Agente nous demande de ne pas y aller et de le voir plus tard. Leur réunion dure longtemps et nous finissons par rentrer au camp. Plus tard, Anselmo arrive, il dit que c'est mieux de partir car ils n'ont pas réussi à s'entendre entre eux. Nous sommes très déçus.

Vers 13h Damien et Philippe arrivent avec leur chargement. Ils ont réussi à prendre une mule depuis Cerro Central. Pour eux c'est le grand dépaysement.

Demain Anselmo va faire du pain dans son four et nous allons profiter pour faire des pizzas. Laurent et Jean-Marc raccompagnent Anselmo avec une charge de bois sur le dos. Nous en profitons pour aller trouver les profs. Ils sont installés à l'école et dorment à même le sol dans une des salles de classe. Nous parlons de nos problèmes respectifs.

Le soir, l'équipe du trou du Duc rentre au camp. Ils sont satisfaits, ils ont équipé une série de puits pour une dénivellation d'environ 100m et se sont arrêtés au sommet d'un nouveau puits. Le sondage au cailloux donne 10sec avec ricochets... Nous l'estimons donc à une centaine de mètres... Ca promet pour demain car ce sera probablement notre dernière chance de l'explorer cette année.

Mercredi 5 mars 2008

Deux équipes partent en explo, tout d'abord Catherine, Philippe et Damien qui vont à Hard Rock, ensuite Laurent, François, Gilles et Jean-Marc qui iront continuer le trou du Duc histoire de ne pas rentrer trop tard et pouvoir aller à Tenango le jeudi pour une ultime tentative de régler le problème des autorisations.

Trou du Duc -François au sommet du P90 François au sommet du P90

La grotte est superbe! Après une centaine de mètres de descente nous arrivons au départ du grand puits aperçu la veille. Il est impressionnant! On peut y accéder par trois endroits le long d'une galerie fossile. Nous choisissons le plus éloigner en espérant être hors crue. Jean-Marc va l'équiper pendant que les autres font de la photo. Laurent place son piège à son (oui c'est bien un s) près du puits et enregistre des cailloux qui tombent et les déconnades des copains. François retourne au camp, les deux autres topographient le puits. Il faudra planter 5 spits et poser deux sangles pour arriver au bas du puits. Pas facile! En bas, il y a deux départs étroits que nous suivons sur quelques mètres avant d'arrêter sur trop étroit. Le courant d'air y est faible et on en conclut que la suite n'est pas ici. Nous devons avoir manqué un passage important plus haut. Nous remontons en déséquipant complètement la cavité. Une partie du matériel est laissé dans la grotte à matos. Nous arrivons au camp vers 1h du matin. Les pizzas préparées dans le four à Anselmo par le groupe camp (Sybille, Karine et Guillaume) nous attendent sur la table. Elles sont délicieuses!

L'équipe Hard Rock n'est pas encore rentrée lorsque nous allons nous coucher vers 2h, sont-ils entrain de déséquiper ou d'explorer?

Jeudi 6 mars 2008

Il fait beau et venteux. Laurent et Jean-Marc se lèvent aux aurores (6h du mat) pour aller à Tenango, l'équipe de Hard Rock n'est pas encore de retour !

Dernière tentative d'autorisation pour l'expé:

Vers 10h, nous arrivons à Tenango, et demandons rapidement à rencontrer le Presidente. Il est en réunion toute la journée, mais un papier lui est tout de même donné par sa secrétaire. En attendant, nous partons boire un refresco, mais sur le trajet, qqn nous dit que nous sommes attendus tout de suite à la Syndicatura. Le Syndico est là, ainsi que l'Agente de San Martin! Nous parlons de l'achat du terrain pour l'école, des conflicts avec Anselmo, etc..

Alors que nous pensions trouver un accord, l'Agente part dans une longue explication en mazatèque, et nous dit que le village ne veut pas de notre argent.

Nous prenons acte de cette décision, et leur faisons remarquer qu'elle n'engage en rien notre autorisation officielle de faire de la spéléo. Une nouvelle discussion s'engage, un peu plus musclée, qui n'aboutit à rien non plus, malgré nos "menaces" de nous plaindre à nos ambassades.

L'Agente nous dit alors de lever le camp demain et se lève.

Le Syndico parle encore un court moment avec lui, et... nous devons aller voir l'Agente demain vers 13h à San Martin pour parler d'un autre terrain, encore un sursis, la suite à demain !

Le Syndico nous précise avant de partir que c'était SA proposition.

Départ ensuite chez "Yolis" pour un pescado et une cervesa bien méritée, il est midi.

Ensuite, nous passons deux heures dans un Internet café histoire de passer les heures chaudes de la journée avant de retourner à San Martin. Vers 16h nous partons chercher une camioneta et sommes abordés par Rutilio que nous avions connu en 2005. En l'accompagnant à sa tienda nous retrouvont l'Agente de San Martin qui nous demande si nous cherchons une camioneta. Nous finissons par nous retrouver avec lui pour le trajet. Cette fois, nous descendons à Tecoatlan près de Las Ruinas pour voir si le chemin est plus rapide. Ce n'est pas le cas car nous manquons une biffurcation et devons faire un bon détour. En tout, il nous faut 2h30 pour rallier le camp.

Sortie à Hard Rock la veille:

Damien et Philippe qui viennent d'arriver partent pour leur premier jour sur le massif avec Catherine au fond de Hard Rock. Grosse entrée en matière! Nous partons tôt mais n'entrons dans le trou que vers onze heures. La descente est tranquille, nous mangeons en route et arrivons à la pointe vers seize heures. Damien équipe devant et Philippe et moi suivons en topo : traversée du petit puits, quarante mètres de méandre et nous sommes face à un trou noir au bout de la fissure.

Damien équipe en rejoignant un petit méandre sur le coté. Un virage et nous sommes sur une margelle : les blocs que l'on balance ricochent, puis accélèrent en ronflant pendant plusieurs secondes, au point que l'on n'entend pas d'impact final ! Hum hum. Damien s'empare du kit de 8mm et de son courage. Nous piquons un petit somme sur les blocs en attendant. Il purge et c'est très impressionnant.

Au final, le puits doit faire environ 200 m de profondeur (220 m de corde, nombreux fractios), nous ne descendons pas le dernier jet. Ce sera pour les prochains (on leur conseille de prendre au moins 100 m de 9mm pour le début du puits) ! Ça devient sérieux, nous sommes vers -800. Et je ne comprends pas où est la grande salle, ni même ce volume aperçu par le méandre au fond du P100. Est-ce un amont du P200 ou une salle au-dessus de nous ?

En remontant, nous lovons certaines cordes, au cas où la prochaine n'est pas pour bientôt. Je plante quelques spits dans les ressauts du méandre actif, au total nous laissons trente plaquettes dans le trou aujourd'hui.

Nous sortons vers 7h le lendemain, soit 20 heures sous terre.

Vendredi 7 mars 2008

Le temps est pluvieux et il fait froid.

Nous attendons la discussion avec l'Agente pour voir si on peut rester.

Guillaume et Damien vont explorer la cavité notée 36 par une de nos précédente expé. Elle se trouve à 10min du camp. Après deux puits ils s'arrêtent sur étroiture.

Laurent et Jean-Marc vont au village vers 14h. L'agente semble plus ouvert et dit qu'il convoquera une nouvelle réunion du village le lendemain pour pouvoir prendre sa décision finale. Encore un sursis pour nous! Demain on ira faire de la spéléo!

Ensuite, nous passons acheter des poulets et rendre quelques visites aux gens. Nous profitons pour entrer les données topo dans l'ordi.

Hard Rock atteint -681m mais il y a encore une bonne partie du dernier puits à topographier. Une fois intégré à la topo du Kijahe nous constatons que nous allons jonctionner avec la zone nommée "Beyond the Crater" ou évtl. "Stromboli".

Flying Begonias atteint 962m de développement et la suite de la lucarne est prometteuse. On y retourne demain.

Samedi 8 mars 2008

Il pleut et il fait froid.

Vers 8h Rutilio rencontré à Tenango arrive. Il est monté tout exprès pour nous trouver. Il est prof à Tenango et est intéressé par nos activités. Il restera une bonne partie de la journée à San Martin.

Pour la spéléo la motivation n'est pas très bonne, la faute à la pluie, cependant trois équipes se forment pour aller faire un peu d'explo. Guillaume et Damien vont retrouver Nita Engelardia où il reste une lucarne à explorer. Comme cette cavité se trouve au dessus de la zone profonde du Kijahe Xontjoa ce peut être un objectif intéressant.

Ils retrouvent la cavité assez facilement mais n'y entrent pas, c'est trop arrosé!

Karine, Gilles, Philippe et François vont voir un P50 indiqué par Arturo pas très loin du camp. Le puits est impressionnant. Une fissure sur le bord du puits le moins large est fortement ventilée. Elle se poursuit par un puits de 20 m. Au fond, un réseau horizontal de galeries se developpe. Une petite "rivière" est remontée sur une soixantaine de mètres. Mais, oh déception ! ils découvrent des traces de bottes et des points topo.

Gilles essaie tout de même de trouver une suite en se laissant guider par le courant d'air. Il finit par trouver un passage vierge dans l'éboulis qui le conduit au sommet d'un P20. Là, pas de traces ni d'amarrage et il y a un fort courant d'air.

En surface, Karine et François lassés d'attendre sous la pluie se laissent guider par un mazatèque vers les entrées d'un P70 et d'un trou soufflant de l'air chaud.

Laurent et Jean-Marc vont continnuer Flying Begonias. Nous nous changeons à la grotte à matériel et emportons quelques cordes (une bonne centaine de mètres).

Nous entrons dans la cavité vers midi et rejoignons rapidement la pointe où nous commençons l'équipement. La première corde arrive juste en bas! Après, un nouveau petit puits se présente puis un autre et encore un...

La dernière corde nous amène au fond d'un puits borgne. Un peu plus haut il y a une lucarne qui donne sur un méandre étroit. Nous abandonnons ici et remontons un peu. Plus haut, il reste deux puits grands mais trop arrosés aujourd'hui. Nous laissons la corde du dernier puits près de la lucarne et remontons. Nous avons atteint la zone où les couches géologiques sont verticales! Si ça fonctionne comme Hard Rock et le Kijahe, on peut espérer descendre profond.

La remontée se fait en 1h15 mais deux puits sont bien arrosés et nous font une bonne douche, la pluie abondante de surface commence à se faire sentir sous terre.

Un petit air de Gruyère sous les tropiques Un petit air de Gruyère sous les tropiques

Vers 22h nous arrivons au camp où quelques compagnons ne sont pas encore couchés.

Encore aucune nouvelle de la réunon populaire nous concernant, nous irons aux renseignements demain.

Dimanche 9 mars 2008

Il fait beau enfin! Damien et Philippe vont à Hard Rock déséquiper le réseau étroit parallèle au P90 histoire de récupérer de la corde pour la suite. Catherine et Sybille vont explorer le P50 indiqué la veille par Arturo vers Altamira au bord du chemin. Gilles et Jean-Marc vont juste à côté continuer la galerie découverte par Gilles la veille. En chemin, Gilles constate qu'il a oublié le matériel topo; deux points en moins!

Nous rééquipons les quelques puits d'entrée et suivons le courant d'air dans la trémie. On arrive juste à passer entre les blocs. Nous arrivons au ressaut de 5m, début de l'explo. Un P20 lui fait suite. Là, nous découvrons une lucarne qui donne dans un puits estimé à 50m. Nous l'èquipons avec les 15m de corde qu'il nous reste histoire de l'observer un peu mieux. Il y a un bon courant d'air!

Au retour, nous nous arrêtons pour faire quelques photo mais l'appareil de Jean-Marc ne veut pas et indique un problèbe avec le bloc optique (probablement de la buée). Nous rentrons en déséquipant la cavité.

Catherine et Sybille posent leur 100m de corde jusqu'à une trémie où le courant d'air se perd dans des fissures impénétrables. Elles topographient et déséquipent le trou.

L'equipe Hard Rock rentre au camp vers 23h après avoir déséquipé le réseau parallèle sans trop souffrir des étroitures.

Laurent, resté au camp, va s'informer des résutats de la réunion mazatèque de la veille. Rien n'est beaucoup plus clair, d'une part l'Agente a dit que nous restions jusqu'au 14, mais il a également dit qu'il nous envoyait la police le lendemain. A part Anselmo, personne n'a pris la parole.

D'autre part, le problème principal se situe au niveau de l'école, au centre ou en bas du village ?

La discussion a été ardue, et ils en sont même venus aux mains.

Anselmo et sa femme ont l'air très affectés par ces bagarres.

Lundi 10 mars 2008

Le soleil est de la partie! il faut profiter car ce sera probablement notre dernière possibilité d'aller faire de l'explo. Tôt le matin nous recevons la visite de Lazaro qui est content du résultat de leur dernière assemblée. Il nous dit de ne pas nous inquiéter.

Gilles est motivé par son P50 près d'Altamira. Il convainc Karine et François de l'accompagner. Guillaume, Damien et Philippe iront à Hard Rock pour aller continuer le P200 et éventuellement jonctionner avec le Kijahe... Ils partirons dans l'après-midi pour une expé d'une vingtaine d'heures. Laurent et Jean-Marc vont explorer les puits découverts près de la doline 2. Il nous faut 2h30 depuis Hard Rock pour atteindre le premier puits à explorer. Plusieurs fois, nous avons dû chercher notre chemin dans la jungle. Nous en profitons pour améliorer le marquage. A l'entrée Laurent installe son piège à son et vers 15h30 nous entrons dans le puits qui s'évase rapidement pour atteindre des dimensions respectables (15m de diamètre).

Le puits fait 50 mètres; en bas, une lucarne donne accès à la base d'un deuxième puits où un ressaut de 10m est équipé. Nous nous arrêtons au sommet d'un puits incliné que nous estimons à une cinquantaine de mètres.

Nous ressortons à la tombée du jour.

Zut, il nous faut traverser la forêt de nuit! Nous arrivons au camp deux heures plus tard sans trop de détours ni de plaies et bosses supplémentaires.

El pero El pero

En arrivant, il y a de la visite; Anselmo et Irma. Auparavant, nous avons reçu une deuxième lettre nous demandant de partir, cette fois, elle est signé par un sous-fifre de Tenango (suppléant du Sindico) et ne mentionne aucun délai... Nous décidons après moult discussions d'abréger notre séjour, car de toute façon nos explos sont presque terminées. Le départ est fixé au mercredi matin.

Gilles & co font une entrée fracassante au camp un peu plus tard en défonçant à moitié la porte de la maison. Ils ont poursuivi le gouffre jusqu'à - 170 m. Topographie, équipement et déséquipement avec évacuation des excédents de corde (optimisme oblige), plus remonté depuis Altamira ont un peu fatigué les troupes du colonel Trotman (François).

Le gouffre se termine sur des passages étroits d'où monte toujours un bon courant d'air. Dommage...

Mardi 11 mars 2008

Il fait beau pour notre journée de rangement. Nous allons rendre nos dernières visites à nos amis du village. Nous en profitons pour passer voir l'Agente et essayer de reprendre le rapport Cerro Rabon que nous lui avons prêté... Il nous reçoit assez bien et s'excuse presque des désagréments causés... Décidément il nous étonnera toujours. Nous finissons par lui laisser le rapport pour qu'il l'utilise pour expliquer nos activités aux autres. Bel espoir!

Vers 15h l'équipe Hard Rock arrive au camp après 21h de spéléo. Ils ont continué le P200 vers l'aval. Au fond, ils suivirent un grand méandre incliné et actif d'environ 5ltr secondes jusqu'à -830m! Arrêt devant un R6, une belle suite qui s'annonce pour de futures expés. Nous avons passé à côté de la grande salle puis avons "évité" la jonction avec "beyond the crater" et maintenant la cavité se dirige vers la salle Popocatepetl. On aura le temps d'y penser avant la prochaîne expé.

Mercredi 12 mars 2008

Il a plu une bonne partie de la soirée et de la nuit, le matin il fait gris mais la pluie s'est arrêtée. Nous nous levons tôt pour terminer les rangements. Il faut tout inventorier, remettre dans les bidons étanches... Malheureusement, les tentes doivent être pliées mouillées.

Lazarro vient nous dire au-revoir puis Arturo. Ils insistent pour que nous revenions en promettant d'essayer de régler leurs conflits de village.

Vers 9 heure Anselmo arrive avec les cinq mules. Les enfants accompagnés de Karine, Gilles, Catherine, Guillaume et Philippe partent en premier en direction d'Altamira. Les autres terminent le rangement et partent une heure plus tard en faisant quelques haltes. Nous passons chez Federico puis José et Labiano nous hèlent et nous invitent à venir boire un café.

Tous sont désolés pour les problèmes administratifs et nous disent de revenir. Vers Altamira deux autre personnes nous disent qu'on peut venir sur leurs terres, il y a des coins plats, plein de grottes et moins de problèmes... Le retour vers Tenango ressemble au voyage de sardines dans leur boîte. Nous sommes tous (14 personnes avec les enfants) entassés dans la camioneta de Jorge. Laurent, Gilles, Philippe, Sybille et Jean-Marc sont à l'extérieur avec les bagages. Nous devons bien nous accrocher dans les contours.

Arrivés à Tenango nous nous séparons en deux groupes. Le premier ira à Huautla, le second partira plus tard après avoir vu Rutilio. Catherine, Sybille,Jean-Marc et Laurent restent.

Nous essayons une fois de plus de voir le Presidente sans succès car il est absent. Ensuite, nous passons chez le Syndico puis allons trouver Rutilio. En chemin, Tomasin, que nous connaissons depuis longtemps, nous invite à boire une bière... Ça ne se refuse pas mais lorsqu'il commande un carton de 24 bouteilles, un doute s'insinue dans nos esprits: sommes-nous tombés dans un piège?

Gabriel, ami de Tomasin, nous rejoint avec sa guitare. Il joue quelques sérénades en hommage à Sybille qui apprécie beaucoup. Il s'en faut de peu pour que nous réussissions à la caser à Tenango!

Le prix proposé, trois cartons de bière, nous a paru insuffisant d'autant plus qu'elle doit encore mettre au propre quelques topos. Rutilio est heureux de nous exposer ses projets (il veut publier une monographie sur Tenango) et nous montre les documents qu'il possède déjà.

C'est assez impressionnant! Vers 20h il nous amène à Huautla avec le "bocho" (coccinelle) à son oncle. Grâce à la nouvelle route, on en a pour une heure. Nous retrouvons les autres pour manger et allons enfin nous doucher!

à suivre ...